Système Judiciaire & Jurisprudence: Excellence & Transparence dans les Pratiques Locales ?


Dans un contexte similaire à celle d’absence d’Etat, on a intérêt de comprendre comment fonctionnait le système judiciaire local et son implication sur la cohabitation et la concorde entre les populations. Cette fois-ci, le bloggeur ramène le lecteur dans l’expérience qui, forcément, reste d’actualité ; mais aussi, nécessitant plus de recherches pour en déduire de leçons qui serviraient de modèles au reformes en cours de la justice. Il s’agit précisément de la manière dont se déroulaient l’ensemble de procès dans mon village. Ce village dont le bloggeur vous raconte souvent, symbolise ces entités ayant de format semblable à celui du mien.

Symboliquement, par mon village, je fais allusion à ces milieux ruraux dont la notion d’Etat est restée pendant longtemps absente en RDC. Les seuls représentants du pouvoir public dont on pourrait côtoyer étaient ces « agronomes, militaires, les chargés d’environnement, agents de la mobilisation (MOPAP)…» dont leur mission principale tombait dans la prédation. Leur inopportune arrivé dans mon village exigeait, dans un premier temps, de trouver ce qui se dénomme ‘Izimano’. Il fallait inévitablement collecter, dans les maisons composant le village, une quantité de Fufu (farine de maïs) accompagnée par une chèvre ou une poule selon le nombre de ‘visiteurs’. Le Gapita/Kapita devait d’abord présenter cet « Izimano » à ces visiteurs « seigneurs de la Jungle » pour leur appréciation. La suite était de préparer et présenter à la table à manger ce menu un peu spécifique.

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Type d’Izimano (soit chevre ou poule)

Sans considérer la force et le temps que les mamans déployaient pour transformer ces graines de maïs en Fufu, il est important de saisir que le coût de la chèvre n’était pas sans importance. Toutefois, on n’avait pas de choix car cela était implicitement exigé mais aussi devait se répéter pour un adieu accommodant. Mieux ne pas se créer de problèmes dans l’avenir récent. En plus de cela, qu’ils soient militaires, MOPAP, Agronome ou encadreur de l’environnement, ces visiteurs pouvez charger d’amende dans n’importe quel secteur de la vie. Le commandant militaire pouvait vous faire payer une amende pour n’avoir pas creusé une toilette, n’avoir pas entretenue le petit sentier qui va à cette installation sanitaire ou soit parce que le toit de cette maisonnette n’était pas bien couverte de pailles. Que vous l’ayez construit—entretenu ou pas, une formule de vous faire payer une amende ne pouvait jamais manquer. Les gens décideraient alors de ne pas en construire car ils vont tout de même payer quelque chose.

L’aspect choquant de cette histoire est que ces visiteurs ne se souciaient pas de l’existence de ces installations sanitaires. Le seul souci était de faire plus d’argent pendant chaque visite. Pour ce faire, ces visites devaient se multiplier de plus en plus. Bizarrement, dans le contexte spécifique, ces visiteurs provenaient du niveau hiérarchique contrôlé par les communautés ethniques voisines de la mienne. Ma première impression était que nos voisins nous haïssaient et je croyais que l’ensemble de la communauté Babembe avait été consultée pour ces agissements. C’est plus tard que je réalise qu’il s’agissait du système prédateur du Tata Mobutu ; et que nos voisins n’avaient rien en à faire dans toutes ces bavures. Le moment de rappeler au lecteur que nos manières d’amalgamer les choses doivent évoluer pour mieux comprendre les faits avec objectivité.

Malgré ces défis que rencontraient ou rencontrent les habitats de mon village, il y avait un intéressant système judiciaire transparent, dénommé « Conseil de Sages ». En dépit de ses failles et faiblesses, le Conseil de Sages peut se considérer comme excellent par le nombre de procès tranchés ainsi que son implication sur la résolution et prévention de conflits. Les femmes prenaient difficilement part dans les courts de sages du village bien qu’elles pouvaient obtenir la justice. Les procès n’ont généralement pas laissé de compte-rendu ou PV, mais la jurisprudence avait toujours servi de base pour de cas apparemment similaires et compliqués. A un certain moment, le Conseil de Sages pouvait exiger une période supplémentaire pour s’informer sur la manière dont un procès similaire avait été tranché. Dans ce cas, pour raison de transparence un groupe de personnes (au minimum 2) devraient être envoyé pour s’enquérir de comment a été géré un pareil cas. Il y a nécessité d’initier des recherches en vue de voir comment adapter ce modèles au système judiciaire actuel.

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modele du Conseil de village ou de sages sous le palabre

Une personne dite plaignante devait poser son problème (sa plainte) ou son contentieux auprès du (des) grand(s) sage(s) du village. Des consultations étaient menées entre les sages et l’accusé pour savoir s’il se sent confortable que ce contentieux soit traité par ces sages. La transparence exigeait que l’accusé présente son consentement car dans certaines situations, les deux parties avaient besoin de s’accorder sur la composition de l’équipe constituant le conseil de Sages. Pour éviter que de personnes partiales influencent le procès, les deux parties avaient été conseillées de s’accorder sur la composition ou l’emplacement du procès. La notion d’impartialité de la cour devait se résoudre souvent avant l’examen du dossier dans les détails. Dans certains cas, l’une de parties pouvait exiger qu’une personne, pour de raisons bien présentées liées à son intérêt dans le dossier, soit exclue dans l’examen proprement dit du contentieux.

Un tribunal dont le président était souvent désigné dans l’immédiat ou même après l’examen du contentieux. Il s’agit de la personne qui va prendre la parole pour présenter les résolutions du tribunal. Durant l’audition, toutes les questions et contre-vérifications étaient exigibles de la part des parties. Le tribunal devait inévitablement faire recourt aux témoins présentés par les deux parties. Les témoins avaient une obligation de dire la vérité, même si le serment n’était pas formalisé. Les témoins ou Abadimu étaient de personnes clés comme dans tous les procès dont le tribunal devait se rassurer l’intégrité. Il y avait une possibilité de récuser un témoin par les juges du tribunal ou même par la partie opposé. L’examen du dossier s’appelle « Gusora Urubanza » ; le moment d’analyser dans le fond les points présentés par les parties. Avec un bâton dans les mains qu’on tape à maintes reprises sur le sol, les juges ou Abazuzi étaient souvent de personnes avec une expérience dans la résolution de problèmes. A force d’y travailler ainsi que l’intégrité personnelle, il y a de grands hommes qui ont servi de référence dans le domaine judiciaire local.

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Halte a la corruption car elle nous enfoce dans la misere

Un modèle basé aux principes culturelles et traditionnelles « de ce qui est permis et ce qui n’est pas permis » me semble bon que celui qui nous exige d’acrobaties incessantes. La corruption dans le domaine judiciaire a fait que les procès actuels entamés prennent une longueur pour prendre fin. Le document de lois et règlements dans le modèle du village se lisaient aux faces de juges et non sur les papiers bien reliés. Nonobstant, les parties au contentieux, se basant sur la neutralité de juges et leurs capacités de convaincre avaient souvent à s’incliner aux décisions du tribunal. Sans aucune force militaire ou policière pour appliquer l’exécution, les décisions de tribunaux locaux avaient été respectées par les parties. L’application de résolutions du tribunal était aussi basée sur la notion de la responsabilité partagée dans les communautés. D’une manière ou d’une autre, les parties faisant membre de la communauté avaient à respecter les décisions pour besoin de la concorde. Souvent, la justice s’inscrivait dans le domaine de la justice réparatrice que retributive.

Et pourquoi ne pouvons-nous pas s’inspirer de ce modèle qui a fortement contribué à la concorde et cohabitation de la population. Durant de décennies, le système dit moderne avec ces spécialistes innombrables tarde à se stabiliser et connait toujours de défis majeurs à surmonter. Il est important de s’inspirer de nos modèles traditionnels et faire plus de recherche afin que ces talents locaux ne s’évaporent pas dans la nature alors qu’ils ont servi pour asseoir la justice.

 NTANYOMA R. Delphin

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Presidential Majority vs Opposition Meetings: Is it Power Demonstrations or an Array?


On 29 July 2016, the DRC’s Presidential Majority has organized a meeting two days before the forthcoming one to be held by the opposition and two days after the return of Tshisekedi. The Tata Raphael Stadium was likely full of sympathizers or fanatics of the ruling party within the MP platform. Roughly 200 thousands of people gathered around Aubin Minaku and Henri Mova Sakanyi. The rally attended by a delegation from Uvira and Fizi (2000 Kms away from Kinshasa), regrouped approximately 200 political parties. As per informed observers, these meetings look like as a power exhibition from all political parties. To some extent, considering the socio-political context, the countless meetings would be expressing politicians’ will to arraying their forces to fight.

The socio-political context is characterized by the uncertain elections that would be held within months. The delay or failure to organize has led the rulers to think about an exit strategy or a compromise way; that’s the Political and Inclusive Dialogue. Through the facilitation of Edem Kodjo, the dialogue that went announced since November last year seems to slowly taking a step by step. Nonetheless, the near future of the country is likely getting uncertain and politicians are resorting to all means to show their strength. To clearly grasp the matter, the reader would be advised to look back.

The world and Congolese society went amazed by the mass mobilization that came to meet the UDPS’ President, Etienne Tshisekedi back from Brussels where he stayed two years for health matters. It looked that the “popularity” of the historic opposition leader remains on the top. From Ndjili to Limete, thousands of Kinois have gathered all along the Lumumba Boulevard to praise the return of opposition leader. Even though Kinshasa, the DRC main city can’t benchmark the whole picture of the Congolese society, it forms part and parcel of the 26 Provinces which characterizes the country’s diversity. However, from my viewpoint, the blogger still feels that, to an observer who only interprets the apparent facts, overwhelming streets may be misleading. The inner motivation of these gatherings or the levels of ideological conviction making people to follow the rally can profoundly express their intention.

On the 27/07/2016 when asked why he is so eager to go to the Ndjili Airport, one of the guys joining the rally to welcome Etienne Tshisekedi said in Lingala that the life has become so complicated to the extent that there is people who have to every morning borrow a piece of bread, commonly known as Kanga journée. That’s enough and he expects Tshisekedi working hard to change the situation. By paraphrasing the statement of Tshisekedi sympathizer, the motivation to join any rally may consequently be, on one hand, that of “expressing the discontent”. On the other, rallying the journey of demonstration expresses what does some expect to get the “daily bread” as says the main and only book in my dad’s library (Bible).

Can anyone disagree that discontent or struggling to respond to primary needs isn’t a concern for an ordinary citizen in Kinshasa or elsewhere in DRC? Unless the one disagreeing lives in the 27th Province; getting a cup of thee/coffee with a slice of Kanga journée remains obviously a challenge. It hurts beyond imagination if an observer deeply analyzes the lengthy it takes to have our daily life improving. Subsequently, we sometimes keep running behind situations that would have been our rights. It’s even possible that, in front of these daily challenges, you find the same partisans, sympathizers deciding to rally behind all the meetings, from opposition to those of the ruling party. Don’t be surprised to see these guys attending the pastor, prophet or bishop calls; at the same time, if called by the Imam, they can join too. Nothing strange; anyone can mobilize or is mobilizing. It fits with what ordinary citizens are loudly expressing?

This is why I question myself; does rallying give a blueprint to these concerns? It’s up to the reader to judge. In short, the blogger thinks that responses to our structural challenges lie unlikely from gatherings, meetings or power demonstrations. It is about undertaking a deep assessment of these challenges and finding the solutions out. Let people enjoy as do these one privileged, #SomeOneTellsPoliticians. Take it not as a favor but a right stated by the constitution. Do you have a comment?

 

NTANYOMA R. Delphin

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Etienne Tshisekedi à Kinshasa : Rapport de Forces, Marge de Manœuvres et Irréalisme d’Attentes ?


Le « Président Elu » comme on pourrait le lire sur des banderoles dans Kinshasa est enfin atterri à l’Aéroport de Ndjili l’après-midi, vers à 15h après deux ans de convalescence à Bruxelles, Belgique. Son retour s’inscrit dans le combat de la démocratisation qui l’a commencé depuis belle lurette. Ce retour coïncide avec les manœuvres autour de l’organisation des élections qui semblent s’éloigner de plus en plus. Le retard que connait l’organisation des élections a fait que le dialogue soit conçu comme voie de sortie. Alors, son retour signifierait quoi en termes de rapport de forces et quelle marge de manœuvres dont jouit le Sphnix de Limete ? Cette conception peut amener le lecteur au pessimisme comme quoi les attentes des uns dans le court terme seront irréalistes ?

Etienne Tshisekedi, âgé de 84 ans, est parmi les hommes politiques dont la renommée dépasserait certaines limites dites provinciales. Cette circonscription de la politique au niveau régionale est devenue la caractéristique implicite des hommes et femmes politiques. Il fut parmi les premiers farouches opposants du régime de Mobutu. De lors, il me semble que le contexte a largement changé au point que la classe politique jadis dominée par quelques noms vers les années 90 ne l’est plus. Le contexte des années 90 a grandement pris une allure « des-intégrationniste » ou évolutive dans le sens congolais au point que le pays enregistre plusieurs acteurs et milliers de partis politiques. Ces partis ont presque en majorité vit le jour après l’UDPS. On serait tenté de croire que ces milliers de partis politiques que la RDC connait sont des « dissidents » de l’UDPS, parti cher à Tshisekedi wa Mulumba.

Par conséquent, le rapport de force sur terrain a évolué au point qu’Etienne et UDPS se sentent obligés de fédérer avec les autres partis. Il s’agit d’une démarche sage ; mais sous contraintes pragmatiques. Les milliers de personnes jonchant la rue ne doivent pas être interprétées comme un signal de force de mobilisation. Et plus particulièrement, la mobilisation n’a pas été si forte au point qu’on s’imaginerait le retour de Tshisekedi durant les années 90. Le lecteur bien informé vous dira que ce sont ces mêmes milliers de gens qui participeront au meeting du 29/07/2016 au compte de la Majorité Présidentielle et ces mêmes seront au meeting du 31/07/2016 de l’opposition qui sont venus accueillir l’Homme de Limete.

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Kinois accompagnant Tshisekedi de l’Aeroprt vers Limete

La masse autour de la rue, le bloggeur croit partager cette analyse avec un grand nombre de personnes, n’est pas de partisans convaincus de l’idéologie de l’UDPS. Ce sont en grande parties de Wewa qui ont soit obtenu une moto d’un diamantifère du Kasai ; et pour ce faire, il se sent obligé d’aller rejoindre le fils de la province. Rien ne contredirait d’ailleurs pas la thèse selon laquelle la main invisible a œuvré pour qu’il soit triomphalement accueilli ? En plus de cela, il y a aussi les personnes déçues qui croient en miracle provenant de n’importe quel changement ; dont celui qu’incarne Etienne. Le temps qu’on croit que la venue de tel pourrait faire que je trouve un boulot, dans ce cas, je rejoindrais le petit nombre de partisans de l’UDPS qui mènent la lutte par conviction. On trouve aussi de milliers de gens qui jouent sur le « réalisme », ne pas compromettre son avenir en décidant ouvertement quel camp rejoindre. Un pas ici, un autre ailleurs ; car on ne sait jamais !

En dehors de la capacité de mobiliser sur le terrain, mieux lire le contexte socio-politique congolais amène à questionner la marge de manœuvre dont dispose Etienne en rapport avec les attentes du peuple. Les attentes du peuple se situent dans le cadre de l’amélioration de notre vécu quotidien. Le temps que nos conditions socio-économiques prennent la lenteur pour changer, nous tombons dans l’espoir se sépare moins du jeu du hasard. Toutefois, il est clair que Ya Tshitshi, par sa simple présence, ne pourra pas en réalité changer grand-chose. Il est important de souligner que le vrai changement doit inévitablement prendre une longueur de temps ; mais aussi, il passerait par un programme politique cohérent et contextuel. Loin de slogans et chansons courants dans la politique, l’observateur mieux placé vous dira que cela ne suffit pas pour nous amener un bonheur espéré.

Bien qu’étant difficile de juger la cohérence du programme politique de l’UDPS, l’analyse peut aussi s’oriente dans les défis auquel fera face à court terme Monsieur Etienne. L’UDPS est-il à mesure de faire pression au point que les élections soient organisées dans le délai prévu par la constitution ? Même si la solution ne viendra pas inévitablement par les simples élections présidentielles, à quel degré le retour d’Etienne va influencer les choses sur terrain pour que le financement des élections devienne automatique ? Dans un délai d’au moins 3 mois pour qu’il y ait appel à l’organisation d’élections, sera-t-il à mesure de faire bouger les lignes dures ? N’est-il pas d’ailleurs, dans ces conditions affaiblies de la sante, confronté aux entraves dans la gestion de sa succession ?

Va-t-il décider de prendre l’approche dure d’utiliser la masse pour résoudre à temps toutes ces questions ? Et si le public se demanderait que le leader ait déjà fait plus de 30 ans à la tête de son UDPS, sans « alternance » ? Là, constitue-t-il un bon modèle pour exiger l’alternance au sommet de l’Etat Congolais ? L’alternance ne s’exerce qu’au niveau du sommet de l’Etat, à la présidence de la République, mais elle a moins de sens au sein de partis politiques ! On nous dira un jour que son premier mandat qui prend fin bientôt ne l’a pas été dans la pratique. Donc, il faudra plus de 10 ans pour finir ses 2+1 mandats. En plus d’une multitude de facteurs, le jugement du peuple par rapport à toutes ces questions ne pourra pas manquer à influencer sa capacité de mobiliser la rue dans le court terme.

Considérant tous ces défis et faiblesses de la part du leader Maximo, le bloggeur est tenté de croire que nos attentes imminentes de la part de celui-ci ne tarderont pas à tomber dans les oubliettes pour ne pas dire qu’elles deviendront si vite irréalistes. A moins que je sois dans le pessimisme aigué lié à la manière dont les politiques roulent les fanatiques dans la farine. Il peut s’agir d’une interpellation afin nos politiciens se saisissent pour mieux considérer nos soucis avant les leurs. Pensez-vous autrement ?

NTANYOMA R. Delphin

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Guns’ CONTROL/GUNS’ BAN or SS Reform: A “Non-Lieu” Debate?


Guns’ control is a hot and endless debate in the United States of America while Americans continue to suffer while violence leads to countless victims. The debate turns around reviewing the Second Amendment of the America’s Constitution while preserving people’s rights to keep and bear arms for their own protection. The debate faces a huge lobby opposing the control of guns, though being currently challenged by the mounting extremism and terrorism all around the world. The debate experiences also the revival of racism and unfortunate mistrust between black-white. However, lobbyists still find ways-convictions to have the debate going on and on. This is a US choice framed within democratic institutions with performing security Services. Think about it in different context!

While a friend of mine was telling us a story of the former Zairean Army Forces (Forces Armées Zairoises “FAZ”), I thought the debate would have taken a deep shape to understand the difference of the Mobutu’s era and what’s going on now. The scope would have allowed a discussion on what can be done to end such doings. In a joking—monopolized way, the orator reminds a man who suddenly come across these former security forces during the Mobutu’s regime. The FAZ behaved through what can be summarized as Predatory-Jungle mood or system if you want. The awkwardly behavior was so rude in these remote areas such as my village. Keep it simple that #MyVillage represents all these areas where government officials were God’s substitutes. This is another hot debate keeps coming while we would rather be looking at what can currently be done in terms of reforming our Security Services to meet professionalism capabilities.

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Child Soldiers and widespread of firearms

By suddenly meeting the FAZ, the man had no choice to run away as it used to be. Then, he thought that he can be saved by proving the ever-existed infirmity. He decides to pull his arms to show the disability so that these soldiers would have compassion and let him go. The blogger guesses that through experiences, FAZ soldiers would have met such civilians’ responses in front of frightened context. It was during a short discussion, as told by the friend, that one of these soldiers asked “gently” how the arm was before it fell into disability. Unconsciously, the man pulled back the arm and said “before it was like this and then it becomes as you find me”. Look at it in angle of an embarrassing responses dealing with unexpected events and how it can entrap us from our own actions.

The story we’ve told ended in a laughing context as we did not have an occasion to ask questions or debate on what was that. We do simply circumvent by calling them “Katanyama” and that say a lot for saying nothing. What can we draw from that story that might have taken place? Can we see individuals’ responsibility overwhelming that of the system? I always feel that the Mobutu’s regime was the bad one though we need to see if things have really changed as expected or if we have done the necessary to solve these ‘drawbacks’. Though the socio-political context during Mobutu’s regime required getting a change, the use of guns had slightly led to innocent people’s killings. On the other hand, it was unlike to find civilians playing with guns as if it’s a toolkit for babies and children in nursey school. Holding a gun was a prohibited thing that you could of course pay for in case you were caught in; this must be one of the parameter impacting what we are facing nowadays.

In a nutshell, the blogger concerns with the inherited history of the colonial and Mobutu’s regime, adding up the socio-political context of violence in which we’ve been passing through. Consequently, he brings forward few foods for thought. The first one questions the professionalism of the security services institutions that can impartially help them to perform their primary missions. The recruitment of security servicemen must be well selective and putting in place mechanisms that can enhance the future professionalism prospect. Secondly, there is an emergency of re-establishing mechanisms that can widely control the use of firearms within the hands of people who haven’t ever been trained for. It’s even worthwhile to initiate the control with an environment that helps the ban of guns through supporting the bring-back firearms form civilians. Enough is enough to have people being killed for a matter that can be solved by paying just a goat or something less valued. As the State authority is yet enforced, revenge has taken lives of countless innocent people.

Thirdly, sustainably solving most of problems that faces the country has to firmly stand up to see the truth in front of us. That simply tries to mean that there are countless victims of these wrong-doing where grievances have become long-seated into people’s minds. It’s possible that in every hour the country loses sons/daughters because of the widespread of guns all around the country. The reader recalls the fragile sociopolitical context characterizing the Eastern part of DRC and the way it continues to engulf its recover. Therefore, the article calls upon leaders’ responsibility to work on all these challenges that have been adding victims to victims, victims to millions who lost their lives into decades of violence. Those interested in elections have to convince on alternatives than fighting to envy these top positions.

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Edem Kodjo & Dialogue Politique National Inclusif : Le Vent en Poupe ou Danse avant la Musique ?


Le facilitateur du Dialogue Politique National Inclusif, l’ancien Premier Ministre Togolais a annoncé, l’organisation de ces assises tant attendu, dans une conférence de presse tenue hier en date du 23 Juillet 2016. Il a précisé que les travaux du comité préparatoire sont prévus dans une semaine à venir, c’est-à-dire, jusqu’au 30 Juillet 2016. Ces travaux seront précédés par un examen de vérification des mandats de tous les délégués qui aura lieu ce 26/07/2016. Là, l’observateur pourra affirmer que la liste de l’opposition qui avait traînée aura été prête avant ce mardi de la semaine prochaine; alor que Tshisekedi arrive possiblement le 27 Juillet 2016.

Ce dialogue conçu au format réduit selon la facilitation ne pourra durer que 15 jours sauf si les circonstances l’exigent. La précision autour du lieu et de la date sera fixée endéans une semaine après le démarrage de travaux du comité préparatoire. Il y a lieu d’estimer que vers la fin Aout 2016, les résolutions du dialogue attendu une année durant pourront tombées de Matadi ou Kinshasa. A mon avis, l’organisation de ces assises en dehors de la ville de Kinshasa pourrait être l’option de préférence pour une meilleure concentration en dehors de ces embouteillages routières, cameras-micros et injonctions tout azimut. Ces résolutions, vis-à-vis des aspirations du peuple, me restent aussi un sujet à débattre. Toutefois, au lieu de s’entre-déchirer et faire couler le sang de personnes innocentes, on opterait pour une discussion visant à apaiser les esprits et aller aux élections en espérant revivre le lendemain. Mais…., le peuple n’attend pas plus que ça ?

Réussir l’organisation et mettre autour d’une même table tous les protagonistes/acteurs politiques et sociales veut rassurer que ses objectifs seront atteints ? Pas du tout. Toutefois, il sied de rappeler qu’il s’agit d’un pas important réalisé et qui annoncerait que la suite est prometteuse. Dans ce cas, le facilitateur et le groupe de soutien aura bénéficié du ‘vent en poupe’ qui trouve son origine dans le pré-dialogue ainsi que les forces-faiblesses de partis qui y ont participé. D’autre part, la participation d’un grand nombre d’acteurs qui n’avaient pas été associé lors de premières consultations dit pré-dialogue ne pourrait-il pas compliquer les choses ? C’est une possibilité à ne pas exclure.

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L’un de partenaires cles au Dialogue: Etienne Tshisekedi

En dehors de ce facteur participation, moins lié au contenu de ces assises, il est aussi raisonnable de ne pas croire que les choses iront comme le veut tout le monde. Cela s’expliquerait par le fait que le pas franchi comme l’a annoncé le facilitateur n’inclut pas la discussion de la matière qui divise. Par conséquent, analyser l’avenir du dialogue exige que l’observateur revienne sur les agendas et attentes de toutes les parties prenantes. Il semblerait que ces agendas et attentes, loin d’injonctions de la communauté dite internationale, connaissent certaines divergences qui prédiraient que le compromis peut encore prendre du temps. Et d’ailleurs, certains observateurs bien avisés croient que les partenaires clés au dialogue ne trouvent plus d’engouement dans cette affaire. De surcroit, la cohabitation entre ces acteurs clés est une autre chose à revoir dans le calcul politique de tout un chacun.

On peut s’attendre à une prolongation qui va jusqu’au Novembre car le contexte socio-politique congolais a ses réalités qui sont rares au Sri Lanka, Benin ou Népal ; pour ne pas dire le Togo. Novembre dit grand-chose dans les esprits de ceux qui veulent à tout prix que les élections aient lieu. Il me parait que l’avenir du dialogue dépendra plus du comportement responsable de tous les partenaires et acteurs aux assises; mais surtout de la volonté du peuple qui anticipera qui suivre en cas d’échec.

Le bloggeur estime que le peuple a longtemps souffert et exigerait plutôt la réponse aux questions majeures de notre vécu quotidien à la place et lieu d’envahir les rues pour l’intérêt d’un groupe de politiques. A plus forte raison, le peuple exigerait un dialogue entre lui et la classe politique pour renouer le contrat social qui a connu de cassures pour longtemps. Je souhaite bonne chance à la facilitation pour qu’un jour nous nous souvenions de cet apport de l’UA à travers Edem Kodjo en vue de normaliser les vues sur de questions qui importent au second degré le peuple ordinaire. Pensez-vous autrement ?

NTANYOMA R. Delphin

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