Ville de Kindu : Festivités du 56e Anniversaire de l’Independence & Enjeux de l’Heure


C’est dans la ville de Kindu qu’auront lieu les festivités du 56e anniversaire de l’indépendance du Congo-Kinshasa. Apres la ville de Matadi qui a connu ces mêmes événements en 2015, la promesse du Président Joseph Kabila était que Kinshasa ne doit pas détenir le monopole d’en organiser. C’est dans ce sens que la population de Maniena et celle de Kindu en particulier se souviendront la date à laquelle le pays a reconnu sa souveraineté. Kindu en connait bien les méfaits de la colonisation ; mais aussi de l’esclavagisme. Toutefois, les questions et enjeux de l’heure pourront retenir plus les débats dans cette ville située aux environs de 1200 Kms à vol d’oiseau de Kinshasa.

La distance de cette ville qui fut une sous-région de l’ancien Kivu serait autour de 2100 Kms de Kinshasa en passant par Tshikapa. Ce trajet vous prendra quelques semaines dues aux conditions de la route. Il sied de souligner que les travaux d’asphaltage de cette route Kinshasa-Kassai sont en cours. Par conséquent, le lecteur peut espérer que dans quelques années, on pourra aller facilement par voiture pour rejoindre cette ville située sur le fleuve Congo (Lualaba). Sa population s’estime en quelques centaines de milles, parlant Swahili dont l’activité principale fut le commerce des minerais. Elle est distante d’environs 400 Kms de Bukavu, l’ancienne capitale du Kivu. Nonobstant, rejoindre Kindu à partir de Bukavu nécessite une marche des 4-5 jours par la route, si mes informations restent encore fiables.

maniema

Les cérémonies du 56e anniversaire de l’indépendance seront rehaussées par la présence de la famille présidentielle, donc Joseph & Olive Kabila. Il est important de retenir que le Rais est à moitié originaire du Katanga mais aussi de la Province du Maniema car sa maman y est originaire. En plus de cette appartenance de la famille présidentielle au Maniema, cette dernière connait plusieurs dignitaires qui sont actuellement en fonction à Kinshasa dont le Premier Ministre Augustin Matata Ponyo ainsi que le député Ramazani Shadary, le Secrétaire Général Adjoint du PRD. L’organisation de festivités du 56e anniversaire de l’indépendance à Kindu n’est pas un choix du hasard ou liée au tour de rôle. S’agirait-il d’un calcul qui répond aux enjeux politiques de l’heure qui sont les élections, l’alternance et les débats sans fin liée au dialogue ? Je ne crois pas car cela est d’importance moins capitale vis-à-vis des conditions de vie de la population du Maniema.

Il semblerait au bloggeur que Kindu va se mobiliser pour répondre à cette invitation. A mon entendement, la ville Kindu et toute la province de Maniema se concentreront sur les questions de la paix, le développement ainsi que la stabilité si le choix leur était donné en lieu et place de ces débats radio-télévisés où les politiciens exigent ce dont ils ne sont pas à mesure de réaliser. Ils exigent l’alternance dont on palpe difficilement dans leurs partis politiques ; pour signifier que cette notion ne s’applique qu’au sommet de l’Etat. La Présidence de la République est devenue un champ d’expérimentation de comment s’opérer l’alternance. Le souci de l’alternative est classé sans suite car jouons au « -toi…. ». Voilà pourquoi ces types de débats se transmettent de générations en générations, des provinces en provinces…

La ville de Kindu retient peut-être que la guerre est désastreuse et une chose dont il faut éviter à tout prix. De 1998-2003, Kindu était occupée par la rébellion et des armées étrangères, alors que les séquelles de l’AFDL n’avaient pas pu se cicatriser. Sa population ne serait peut-être pas satisfaite par rapport par rapport aux réalisations faites depuis la réunification du pays. Je me dirai qu’autant que cette population veut se voir connecter avec Kinshasa, elle a aussi besoin de se connecter avec son intérieur. La réduction du prix du billet d’avion serait importante ; mais, le bloggeur croit que l’existence des routes viables reliant ce chef-lieu de la province à tous les territoires serait bénéfique pour une grande majorité de sa population. La réhabilitation des lignes ferroviaires entre Maniema et Kasai ainsi Maniema et l’ancien Katanga aurait des retombées significatives que ce billet de Congo Airways/CAA. La réglementation et l’amélioration de conditions de traversée des eaux du fleuve (Bief Moyen du Lualaba) vers Kisangani intéresseraient les affaires de ces deux pôles de développement. De Kindu à Ubundu par les eaux et d’ubundu jusqu’à Kisangani, une infrastructure routière viable pourrait apporter d’atouts qu’un vol reliant Kindu-Kisangani.

Kindu_Fleuve

Toutefois, comme la politique s’intéresse souvent aux sujets d’actualités, les politiques exigeront la clarification sur la tenue des élections et le fichier électoral d’une part ; le départ de Kabila après 19 décembre 2016, d’autre part. C’est avec raison bien sûr, car cela fait partie de nos droits et obligations de la part des gouvernants d’organiser les élections. Toutefois, nos débats et divergences politiques ne doivent pas se limitent sur les seuls thèmes qui, dans ma conception, ne constituerait pas une urgence-priorité pour le peuple ordinaire de Kasongo, Wamaza… J’aurais de l’estime si la classe politique, les dirigeants actuels et particulièrement la haute hiérarchie du pays accorderaient d’importance sur ces enjeux qui intéressent en premier lieu le peuple ordinaire afin de changer cette misère qui a longtemps duré.

Au cas où un discours sera prononcé par le Chef de l’Etat, le focalise sur le développement de cette province m’intéresserait à titre individuel ; mais sa mise en application sera applaudie par un grand nombre. Comme nous ne sommes habitués de voir ces tels discours se prononcent, les instructions claires de la part du Chef de l’Etat ainsi que la disponibilisation des moyens à cette fin pourront faire mieux qu’un discours qui prendra d’années pour se réaliser. Pour aboutir à ce grand projet de l’émergence en 2030, les dirigeants doivent s’atteler aux besoins du peuple plutôt que les leurs. Et ce n’est même pas un bon français ou des images sur écrans dont on a besoin car la réalité sur terrain peut toujours le contredire. Au contraire, on besoin de manger, boire, aller à l’école, accéder aux soins de santé, faire de l’argent, dormir paisiblement… Pensez-vous autrement ?

NTANYOMA R. Delphin

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Examen d’Etat 2016: Mes 25 Ans d’Expérience


C’est en date du 20/06/2016 qu’a eu lieu le début de la nième session des Examens d’Etat en RDC, l’année scolaire 2015-2016. Il s’agit de la session, qui dans le temps, était considérée comme compliquée car sanctionnant la fin d’études Secondaires. Un moment où on se prépare d’entreprendre les études universitaires ; une chance à la quelle moins de jeunes auraient eu accès durant années 90. Ces années auraient été caractérisées par d’inégalités sociales persistant même ces dernières années entre les populations rurales et urbaines.

Pour cette année, selon le Ministère de l’Enseignement Primaire et Secondaire, 629.000 candidats sont prévus de prendre part à cette session. Un accroissement de 5% s’affiche par rapport à la session 2014-2015. Malheureusement, cet accroissement n’a pas bougé pour les candidates qui représentent 37% du nombre total de candidats. Il parait que le nombre de filles n’a pas avancé durant l’année scolaire en cours. L’observateur peut faire allusion à des contraintes que connaissent nos filles et qui leur contraignent de ne pas évoluer comme leurs frères. Il peut s’agir d’autres problèmes, mais le contexte nous a montré que les plus lésées sont de filles par rapport aux garçons. Ces statistiques seraient moins satisfaisantes si les données impliquées l’aspect des régions les plus reculées comparativement aux villes.

L’instabilité de l’Est du pays, particulièrement dans le Grand Nord du Nord-Kivu constitue une autre spécificité de cette année. Les élèves cette partie du territoire doivent traverser les localités de Kokola, Mayimoya, Irengeti pour aller passer les examens au centre d’IOCHA ; qui est à plus de 30 Kms de leurs localités respectives. Bien que les zones traversées soient dangereuses, dans un climat de fureur, ces enfants se battent pour que leur futur se dessine. Ils doivent aussi trouver où se faire loger dans des familles, proches ou simplement les connaissances afin qu’ils puissent passer les examens d’Etat. La finalité est qu’ils réussissent, en dépit d’incertitudes sur le financement de frais académiques qui deviennent de plus en plus exorbitants. Ce parcours moins rassurant, quittant les localités instables de Kokola, Mayimoya, Irengeti vers le centre d’Examen d’Etat est celui qui m’a fort intéressé dans cet article. Ça m’a rappelé une situation apparemment pareille qui m’est arrivée en 1991 lors de ma participation aux concours d’Examen d’Etat.

Bien que la différence entre ces deux situations soit possiblement nette, elle est similaire en quelques points. En 1991, j’étais un élève finaliste de l’Institut Wanainchi de Kagogo, les deux premiers trimestres je les ai passés à l’institut Mahuno de Tulambo. Le choix était dû au fait que la famille qui m’accueillait aux environs de Kagogo avait déménagé vers les environs de cet institut de Tulambo. J’étais alors obligé, en plus de quelques responsabilités que j’exerçais dans cette famille de la grand-mère, de prendre les cours à l’Institut de Tulambo pour marier les deux aspects de proximité et de responsabilité. Le fait était que l’institut Mahuno n’avait pas de particularités par rapport à ‘Institut Wanainchi de Kagogo.

Uvira

Les études dans le haut plateau étaient handicapées par plusieurs contraintes dont la qualification des enseignants, dits professeurs, les possibilités d’étudier la fin de la journée car nécessitant l’utilisation de la lampe à kérosène. Le manque des bibliothèques, la distance entre l’école et certains villages, les travaux ménagers/familiers qui affectaient en grande partie les filles, le manque des motivations et opportunités qui inciteraient les jeunes à entreprendre les études… constituent une multitude de contraintes aux études. Il est important aussi de rappeler que le parcours scolaire en soi, depuis les études primaires jusqu’au niveau secondaire, connaissent de cumuls de contraintes qui se répercutent inévitablement sur les résultats de la fin du cycle secondaire. Avec un ami proche à moi, on fera alors le choix de contourner certaines de ces contraintes en allant préparer nos examens à Uvira.

Pour mieux préparer cette session d’Exetat, il fallait accéder à l’électricité. Le lieu proche ayant accès au courant électrique était la cité d’Uvira. La distance qui sépare mon village et Uvira est autour de 120 Kms qu’il fallait faire à pied. Les familles d’accueil à Uvira n’avaient pas été bien informées de notre séjour qui dura au moins deux mois. Il fallait recourir aux connections sociales, aux familles ayant de parenté clanique pour séjourner dans cette cité. L’argent de poche n’était qu’une histoire secondaire à laquelle on ne pensait pas. On n’y pense pas parce qu’on en n’avait pas l’idée ; mais plutôt car l’accès aux liquidités financières exigeraient qu’on vende une vache, des chèvres à moindre échelle. Ça devenait compliquer de réaliser tous ces moyens pour entamer ce voyage. Toutefois, on a fini par décider d’y aller.

Les premiers jours étaient aussi difficiles que le lecteur ne peut l’imaginer. La période destinée à la préparation des examens doit d’abord passer par convaincre les familles qui nous accueillirent. L’une d’entre-elles n’était pas réticente comme la seconde. On finit par trouver un compromis dont on ne saura pas si les familles avaient été préparées pour nous accueillir durant des mois. Nonobstant, le courant électrique connaissait de délestage comme à l’accoutumée. On se faisait hurler par les jeunes gens dans la rue qui nous appelait de « Banyaruguru » et autres qualificatifs. Une certaine indifférence pouvait s’afficher de la part de ce qui me considérait comme villageois. Villageois ! Le qualificatif que j’ai fini par grandement admirer.

Pour moi personnellement, c’était la troisième fois que je foulais me pieds dans un centre urbain où on pouvait traverser la route en craignant la vitesse d’un véhicule. De fois, je pouvais perdre des minutes en attendant que les quelques vieilles voitures passent. Les examens d’Etat tardèrent à se passer car étions dans les années de grève d’enseignants qui accompagnant les assises de la Conférence Nationale Souveraine (CNS). La malaria ne tardant pas à se déclarer. Bien que les conditions devenaient de plus en plus compliquées, mon ami et moi étions toutefois courageux pour marquer cette différence, avoir un diplôme d’Etat. Deux mois après, nous avons décidé de rentrer au village avec la force physique qui avait régressée. Il fallait encore une fois faire ces centaines des Kms à pied. L’argent de poche avait séché. Vous vous imaginerez cette situation dans un pays riche comme la RDC. Elle est encore palpable dans plusieurs coins de ce beau pays.

Deux nuits et 3 journées pour arriver au village, la seule possibilité de se faire approvisionner en ‘eau’, lait ou fufu, passait par ces connections sociales. Les examens s’organisèrent en Août 1991, ce qui me valait le retour à Uvira pour y passer le seul Examen d’Etat que j’ai connu. En dehors de hurlements des enfants dans la rue, il nous arrivait de craindre raisonnablement l’attitude de militaires FAZ ainsi leurs services connexes. On pouvait se faire arrêter par des personnes non connues se disant être des cadres du Mouvement Populaire de la Révolution (MPR) du nom de CADER, de MOPAP etc. L’histoire est vraiment longue, mais l’impression qui m’affecta plus était la nuit qu’on passait sur le mont Gafinda. Elle était spéciale car nous plaça sur les hauteurs où vous pouvez voir la ville de Bujumbura. Par conception, Bujumbura était un centre extraordinaire qui éclatait de lumières durant toute la nuit.

Je ne savais pas que l’électricité utilisée à Bujumbura vient en grande partie du côté de la RDC. Le barrage construit sur Ruzizi est distant de Bujumbura comme l’est d’Uvira ; alors que ce dernier croupit toujours dans l’obscurité. Uvira qui est le premier centre urbain que j’ai pu connaitre, elle n’a pas largement évolué, semble-t-il. Indépendamment des eaux abondantes, les élèves de l’école secondaire d’Uvira font bizarrement face au manque du courant électrique. Nos écoles secondaires ont timidement évolué. Un centre d’Exetat a été mis en place à Minembwe pour au moins faciliter ce déplacement de plusieurs Kms. Il est important de reconnaitre les efforts louables des Organisations Non-gouvernementales dans ces réalisations.

Ces élèves qui passent la session 2015-16 dans le haut plateau d’Uvira comme dans presque tous les milieux ruraux de la RDC, ont toujours du mal à accéder à l’électricité. Un quart de siècle durant, nos enfants préparent les examens durant la journée ou sous une lampe à torche/lampe à kérosène. Les opportunités d’épanouissement sont limitées de façon que nos enfants ayant des talents sportifs se fassent submerger par ce contexte socio-économique. Il y a une nécessite de penser aux mécanismes pouvant aider les jeunes filles à évoluer au même titre que les garçons. L’instabilité socio-politique ainsi que les conflits communautaires trouvent d’ingrédients dans le manque d’opportunités pour ces jeunes qui, de fois, rejoignent les groupes armés faute d’appui. Mon expérience de 25 ans vous inspirerez de mieux penser à l’avenir de nos générations futures ? Qu’en pensez-vous ?

NTANYOMA R. Delphin

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Euro2016 Hors de la Rivalité Communautaire: Tanganyika FC contre Ubuntu FC


C’est en date du 11/06/2016 à 18h qu’un match de football a opposé l’équipe Tanganyika Football Club à celle d’Ubuntu Football Club. Le match s’est joué dans l’un de stades locaux de la ville de Beilen au Pays-Bas. Les deux équipes appartiennent respectivement aux communautés Babembe et Banyamulenge vivant au Pays-Bas. En opposant les deux communautés rivales du Sud-Kivu, ce match est considéré comme une rencontre importante en marge de sujets d’actualités comme l’Euro2016 ou le conclave de Bruxelles.

Pour ceux qui ne comprennent pas sa teneur, il suffit de jeter un coup d’œil sur le conflit à l’Est du Congo, spécifiquement dans les Zones de Fizi-Mwenga-Uvira. La réalité est que ces joueurs dont la majorité est encore jeunes, d’une manière ou d’une autre, se sont retrouvés dans le Pays du roi Willem Aleksander en fuyant les événements malheureux qui ont secoués la Province du Sud-Kivu. Il me parait d’ailleurs que, dans la procédure d’asile, les membres de ces deux communautés s’accusent souvent mutuellement comme étant à l’origine des exactions qu’elles connaissent en RDC. Dans une moindre mesure, ceux qui maitrisent les contours du conflit, ils différencient difficilement les milices communautaires et leurs ethnies.

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Ces jeunes ont pu surpasser ces mémoires malheureuses qui ont pendant longtemps fait l’objet de manipulation politique. Ils ont organisé une rencontre qui avait pour objectif la prise de contact ainsi qu’un moment d’initier dans l’avenir un cadre de concertations et de réconciliation entre la jeunesse Babembe et Banyamulenge de la diaspora. Le match s’inscrit dans une longue perspective qui inclura plusieurs actions sur terrain. Pour l’un de dirigeant de l’organisation Ubuntu que nous avons contacté, il est question de rapprocher ces deux communautés qui se sentent ennemis et dont la vie au Pays-Bas change leurs perceptions par rapport aux conflits qui sévissent leur pays natal. L’expérience acquise dans ce pays peut contribuer à résoudre les différends qui opposent les communautés locales.

A 18h, le sifflet du début du match est sonné sous l’arbitrage principal de monsieur Freddy. Ubuntu FC domine la première mi-temps qui s’est clôturée sur un Score de 2-0 en défaveur de la Tanganyika. Durant les 90 minutes, l’attaquant de pointe fut monsieur Faraja (20 ans) qui est considéré comme le meilleur. Durant la premiere mi-temps, il a su bouger le filet de l’équipe adversaire. Faraja a pu parcourir le terrain de football en jouant aussi le milieu. A la deuxième mi-temps, l’équipe Tanganyika renforce sa défense ainsi que la réorganisation de toute l’équipe.

Tanganyika

C’est fut le moment où Omba est entré comme défenseur central. Durant la deuxième mi-temps, Omba d’une vingtaine d’années n’a pas laissé aucune chance à Faraja. Ce qui ferait qu’Ubuntu FC n’aura plus l’occasion de bouger le filet de la Tanganyika. Au contraire, le renforcement du mur de la défense de Tanganyika, fera que cette dernière monte en puissance. A la fin du match, elle réalise un score de 3 buts durant les dernières 45 minutes. Omba a été élu le meilleur défenseur de la rencontre. Le match s’est clôturé sur un score de 3-2 en faveur de Tanganyika. Un match retour est prévu pour le 30/06/2016, date de la célébration de notre indépendance. Vous y êtes cordialement invité pour soutenir un tel événement sans précédent.

En vue d’immortaliser cette rencontre caractérisée par un sentiment de retrouvaille, un cocktail avait été organisé. En dehors du rapprochement entre ces frères ennemis, le match a été une occasion de prouver les talents individuels mais aussi le divertissement après l’hiver. Sur une même table, ces jeunes ont pris le temps de faire connaissance et de situer leurs localités d’origine qu’ils reconnaissent difficilement. Les jeunes filles amatrices du football, par nostalgie, ont décidé de jouer comme ‘supporteurs’. Une médaille a été octroyée aux joueurs de la Tanganyika FC pour avoir accepté l’invitation de l’équipe adversaire.

Supporteurs (2)

Dans le pays d’asile, ces jeunes joueurs peuvent ne pas accéder à toutes les opportunités qui leurs feraient épanouir. Toutefois, ils reconnaissent que les potentialités ne s’ouvrent que si l’environnement le permet. Ils sont toujours conscients que dans leur pays, il y a encore beaucoup à faire pour que ceux-là qui se trouvent dans leurs zones respectives puissent démontrer leurs potentialités. Ayant accès aux medias, les jeunes de la diaspora peuvent facilement comprendre que le football est une carrière qui procure le bonheur. Contribueront-ils au développement du football à Fizi, Uvira-Mwenga ? Espérons.

Le match fut un moment d’enterrer la hache de la guerre dans les esprits de ces jeunes à l’exile. C’est grâce aux efforts de ceux-là qui comprennent les enjeux de guerres que la rencontre a pu avoir lieu. Les premiers contacts mettaient à table les responsables de ces deux communautés qui envisagent de mener plusieurs efforts en vue de pacifier leurs esprits. Alors que certains de ces jeunes croyaient toujours que les Banyamulenge sont cruels, ils ont réalisé que leurs adversaires sont de personnes que peuvent vous laisser rentrer à la maison après une défaite. D’autre part, ceux qui croyaient que les Babembe sont méchants dans toutes les circonstances, ils ont réalisé que ces derniers peuvent accepter un cocktail organisé par les Banyamulenge. Ce match ainsi d’autres actions positives me parait comme étant d’initiatives à encourager et qui peuvent inévitablement avoir d’effets positifs sur terrain, je précise dans les zones de conflits.

NTANYOMA R. Delphin

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Matata: The “Parachutist” Loosing the Sight of Macroeconomic Stability or Is He Plunging?


Macroeconomics is one of the disciplines of Economics covering specifically nationwide characteristics of an economy. It differs from Microeconomics in the sense that the latter focus on understanding economic matters turning around individual, business and enterprise decisions of consumption and production. Macroeconomics is rather likely wide and roughly complex as compared to microeconomics. It involves different features such employment, inflation (prices), growth, international trade and exchange as well as government intervention. It remains complex to the extent that even those specializing in the domain are always struggling to capture its fluctuations. However, Macroeconomics departs with microeconomics theories to build up aggregate theories regarding a country level.

Few weeks ago, the DRC Central Bank Governor has announced a failure to stabilize the value of Congolese Francs (DRC’s currency). The Governor, Déogratias Mutombo Mwana Nyembo has likely expressed that since February 2016, the CCB (Congolese Central Bank) has intervened twice to maintain the value of CF versus foreign currencies, particularly versus to US Dollar. He recognized that the hunting issue causing the depreciation turns around discrepancies between currencies stock reserve and the demand of dollars for imports. Within the floating exchange rate, most of commodities in the DRC are imported from outside. Consequently, it increases the demand of dollars to meet these needs in terms of dollars. The only way to deal with the deficit is reducing the demand of dollars or increasing the foreign currencies’ stock reserve. On one hand, reducing imports needs to promote local production, processing and industries to satisfy the demand in terms of consumption. Secondly, the increase of stock reserve of foreign currencies requires the rise and diversification of exports as the latter bring in foreign currencies.

The depreciation of CF versus 1 dollar has extremely mounted within few months. While the value of the former has been stable for roughly a decade, it’s been so strange to see the dollar appreciating against a CF. Since 2010, $1=900-920 CF. Strikingly, within the few months, starting February to June 2016, $1≈ 980-1000 CF; that’s, the depreciation of Congolese francs is estimated to roughly 10%. Within a dollarized economy, a depreciation of CF against the US $ must affect the rest of the economy. The depreciation of Congolese currency will inevitably affect the level of inflation through the cost of the dollar at the domestic market. In the meantime, strategies to contain the level of imports look as ineffective due to the difference between domestic demand and domestic supply of primary commodities.

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Modele des routes en milieux ruraux

Back to Mutombo Mwana Nyembo’s statement, he pointed out that monetary policies have failed to bear fruits so long as the problem lies outside of monetary interventions. He asserted that DRC is confronted by structural challenges that require appropriate responses than mechanisms of open market operations. In his declaration, the CCB Governor seemed pointing a finger on the failed macroeconomic policies that couldn’t limit the reliance on imports for primary needs. It’s mostly primary goods that outflow the foreign currencies form the DRC to international trade partners. In this case, as the economy produces or processes few primary commodities, DRC do regularly have to resort on these imported commodities from outside the economy. Hence, importers have to use foreign currencies to purchase them.

Though the blogger hasn’t yet done any formal research on the degree of importing primary commodities, an observation can indicate the extent to which our economy relies on imports. Wherever you come across any primary commodity, it’s mostly “made in outside DRC”. Furthermore, it’s important to note that stock reserve of foreign currency in DRC depends mostly on exporting minerals from which their prices have shrunk few months ago. Consequently, the DRC economy, beyond its failure to transform its stability into more inclusive growth, it is currently facing the lack of diversification of the economy as well as the drawback to establish policies of improving local production.

Though unclear on its spillover effect to benefit to poor people, the Matata’s macroeconomic achievements that we’ve been ‘chanting’ sounded that we can expect the Premier Minister slowly and safely landing as do parachutists. However, the trend of the economy is currently worrying with the 2016 budget getting downsized (25% reduction) while the prices of minerals at the international markets are also dwindling. In addition, an informed observer would unlikely disagree with the blogger that these achievements haven’t yet had a sound effect on the daily life of an ordinary citizen. Therefore, Matata’s macroeconomic policies have experienced the shortfalls to include the majority of Congolese living in the rural areas. The level of poverty and inequality are yet high. He hadn’t yet realized the promises to provide energy and electricity to people living in remote areas. It’s even hard in urban areas to rely on SNEL (Socièté Nationale de l’Electricité) energy for attracting and supporting processing industries. The list of demands in terms of improving their opportunities from local population remains too long. How would he expect entrepreneurs to respond to structural challenges in the domain of production, processing and industrial advancements?

In case he wouldn’t review economic policies that would aim at supporting vulnerable and poor people, supporting local production and processing, diversifying the economy… there might be a possibility that Matata’s macroeconomic achievements wouldn’t last for the long run. Rather than moving forward, the economy would sink in desperate situation to the extent of affecting the level of potential employment. The reader would consider that we are in a context of an economy dominated by inequalities and poverty with a large range of people living under the poverty line. The depreciation of CF would cause the inflation to rise and hence shoving most of poor people into vulnerability. Therefore, it’s advisable to have the premier minister reviewing his policies by plugging these channels through which resources are flowing into the wrong hands. Otherwise, the premier Minister may be plunging the economy and his career as well. Do you have a different viewpoint? Share with the reader.

 

NTANYOMA R. Delphin

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Conclave de Bruxelles: ‘Insaisissable’ Tshisekedi vers un Schéma de Confrontation ou du Double Dialogue?


Bruxelles est la capitale des institutions européennes mais aussi celle de l’ancienne métropole du Congo Kinshasa. Du fait de l’influence qu’a joué les Belges sur la configuration socio-politique de son ancienne colonie, elle est en quelque sorte la ‘capitale-mère’ plus que la ‘capitale-sœur’ de Kinshasa. De surcroit, Bruxelles et Paris sont parmi les villes européennes les plus convoitées par les Congolais en général et les Kinois en particulier. Du coté Zaïrois, les premiers contacts entre le monde congolais jadis appelé ‘indigène’ et colonisateurs semblent avoir été concentrés en Belgique. Cela s’explique par le fait que nos colonisateurs ont en un certain moment voulu nous rapprocher de leurs réalités. Les Kinois ayant eu pendant longtemps des facilités pour se déplacer vers les grandes villes du monde, Bruxelles a été le lieu de divertissement, de shopping mais aussi d’entreprendre des soins avancés ou appropries. Elle est restée pendant plusieurs années le modèle du développement et de la « civilisation ». Donc, Bruxelles est la capitale qu’on partage entre Belges et Congolais au point qu’elle est aussi le lieu de convalescence.

C’est à Bruxelles qu’ait lieu la table ronde qui décida de l’indépendance du Congo-Belge. La capitale de la Belgique reste le centre des décisions importantes de la diplomatie Européenne envers le reste du monde. Bruxelles est aussi le centre de lobby pour des grandes décisions qui concerne le pays de Lumumba. Elle peut ne pas avoir la même teneur d’il y a un demi-siècle, mais Bruxelles peut toujours sonner dans les oreilles de congolais comme quoi sa décision influencerait des choses sur le terrain de l’ancienne colonie. Par conséquent, il est probable que jusqu’au XXIe siècle, certaines gens peuvent compter plus amplement à l’appui de Bruxelles, Washington, Londres, Pékin ou Pretoria qu’à celui de son peuple. Le conclave de l’opposition s’inscrirait dans la même logique ou il se tient autour du leader en convalescence ? Les financiers ont-ils décidé que ce fonds mobilisé pour la tenue de ce forum ne doit pas aller loin du contribuable qui l’a payé ? Plusieurs questions restent en suspens, mais l’essentiel à mon avis serait l’objectif à atteindre par rapport aux réalités/attentes du peuple ordinaire Congolais.

Bruxelles, précisément Genval (20Kms au Sud) a abrité cette semaine un conclave de l’opposition RD Congolaise. Ce conclave se tenait autour de l’opposant charismatique Etienne Tshisekedi wa Mulumba qui se trouvait à Bruxelles pour de raisons de santé. Pour certains observateurs, le forum a suscité quelques interrogations par rapport à son financement ainsi que le choix de cette ville. Toutefois, le conclave a concentré ses discussions aux problèmes liés aux élections en RDC. Alors que ces élections semblent trainées, elles ont finalement nécessité la tenue du dialogue décrété par le chef de l’Etat Congolais en Novembre 2015 pour dissiper certains malentendus entre acteurs politiques. Ces assises dites Dialogue Politique Nationale Inclusif connait un ralenti dû aux divergences d’interprétation et résultats à attendre entre acteurs politiques congolais. L’opposition congolaise avait été divisée sur la nécessite de participer à ce dialogue. Certains partis politiques dont l’Union des Démocrates pour le Progrès Social (UDPS) d’Etienne Tshisekedi étaient cependant favorables à l’organisation de ses assises moyennant conditions. Malgré tout, il y a d’autres partis qui ne croyaient pas en sa nécessité, notamment la plateforme Dynamique de l’Opposition et les 7 partis dissidents de la majorité présidentielle, regroupés sous le nom du G7.

C’est dans ce contexte que l’UDPS a invité la classe politique de l’opposition pour fédérer leurs forces en vue de travailler pour l’alternance et le départ du Président Joseph Kabila en fin 2016. Dans un premier temps, on aurait cru en un événement qui visait le ralliement des indécis ou l’intrusion de ses organisateurs qui profiteraient d’un climat de dissidence au sein des partis qui hésitent de participer au dialogue. Les conclusions de ce conclave amènent à penser que cette hypothèse n’est encore pas vraie ; bien qu’elle peut resurgir dans les semaines qui viennent. Son soubassement tenait au fait que l’UDPS, par rapport au dialogue, aurait fait quelques avancées dans la normalisation de point des vues avec la majorité au pouvoir. C’est dans ce sens que le parti du Sphnix de Limete était perçu jugeant le dialogue comme la ‘meilleure’ possibilité pour éviter un possible bain de sang qui accompagnerait les élections non-apaisées. Et d’ailleurs, dans son discours d’ouverture, Etienne Tshisekedi a encore une fois invité les opposants à rejoindre la voie du dialogue. Les conclusions qui ont sanctionné ce conclave ouvrent un débat qui pointe à plusieurs possibilités dont la tendance serait la confrontation dans l’avenir proche si dialogue se fait en deux schémas.

Le conclave de Bruxelles s’ajoute aux « tergiversations » de l’UDPS qui a participé au « pré-dialogue » d’Ibiza-Venise-Paris ; initia ensuite le Front du Peuple après avoir participé et signé les accords de Gorée qui ont mis en place le Front Citoyen et bien d’autres plateformes. A en croire, les années 2015-2016 auraient été caractérisées par des déclarations contradictoires au sein du parti de Tshisekedi qui se considère à tort ou à raison comme le leader charismatique de l’opposition. Connaissant les altercations et conflits de positionnement internes de l’UDPS, on aurait difficilement cru en la capacité de ce parti de fédérer toutes les forces politiques de l’opposition en vue de maintenir son statut. La montée d’une nouvelle classe d’opposant ne favorisait pas non plus la position du Sphnix de Limete comme modèle et leader de l’opposition. Nonobstant, Etienne a pu organiser ce conclave ayant quelques points saillants à retenir.

Il est à retenir que la non-participation de Vital Kamerhe et d’Eve Bazaiba pour le compte de l’Union National Congolais (UNC) et du Mouvement Libéral Congolais (MLC) respectivement jetait un discrédit sur la réussite de ce Conclave. Avançant de raisons différentes allant de conditions de santé pour Bazaiba ainsi que la non-pertinence du forum pour Kamerhe, le conclave de Bruxelles prédisait l’affaiblissement de l’opposition. D’une manière implicite, on aurait cru que le conclave diviserait l’UNC de Kamerhe car certains hauts cadres de ce parti ont pris part à ce conclave. A ce niveau, on peut aussi penser à une stratégie et manœuvres politiques de l’UNC de dire OUI/NON au même moment ? Le temps nous le dira.

En l’absence de Bazaiba, le MLC aurait dû envoyer d’autres cadres si l’intérêt se présentait ; donc, la question pouvait s’interpréter comme étant ailleurs. Si le conclave élargissait la division au sein de l’opposition, cela pourrait profiter à la majorité qui, à son tour, pourra entreprendre d’autres contacts avec ces partis qui n’avaient pas voulu suivre l’UDPS dans ce qui s’apparenterait aux calculs politiques. Bien que n’ayant pas participé au conclave, la présence probable de Moise Katumbi à Bruxelles et de certains envoyés spéciaux pour la région de grands lacs aurait été des sujets qui ont ‘fâché’ le pouvoir et qui auraient fait que les aboutissants du conclave changent d’orientations ? La participation du G7 en général et celui de Kyungu wa Kumwanza à côté de Tshisekedi reste un signe de rapprochement entre les deux regroupements politiques dont la confiance était encore légère.  C’est fut le moment de rapprocher ces deux anciens adversaires du temps de Mobutu ; bien que leurs motivations restent apparement divergentes. Ces contours amèneraient l’observateur à croire que le conclave aurait enfanté une souris ? Il est encore tôt de l’affirmer.

Le conclave a enfin décidé de s’opposer au dialogue convoqué par le Président Joseph Kabila ainsi qu’à tout projet du referendum constitutionnel. Il a affirmé sa volonté et détermination de voir la constitution respectée ainsi que l’organisation des élections parlementaires et présidentielles dans le délai constitutionnel, c’est-à-dire, en Novembre-Décembre 2016. Le conclave a exigé la libération des détenus et activistes politiques, l’arrêt du dédoublement des partis politiques, la libéralisation de l’espace politique…

En plus de cela, le conclave a mis e place une ‘plateforme’ dit « Rassemblement» qui s’ajoute à des multiples autres et ayant pour mission de faire respecter les valeurs républicaines. Ce rassemblement est mis sous la houlette du Leader Maximo, Etienne Tshisekedi. Ce forum de Bruxelles a exigé un dialogue du schéma tracé par la Résolution 2277. Ce dialogue sera convoquée par la Communauté Internationale au travers un facilitateur « international ». Ce facilitateur sera secondé par un panel composé par des représentants des USA, EU, UA, OIF, et les Nations Unies. Jusqu’à ce niveau, la place d’Edem Kodjo est moins claire. Aurait-il été désapprouvé par ce conclave. Possiblement Non car rien d’explicite ne figure dans leurs textes. Toutefois, une tendance pareille peut trouver son origine dans l’exigence du panel.

La Résolution 2277 à laquelle s’appuie le conclave de Bruxelles n’exige que la tenue et organisation des élections dans le délai constitutionnel. Elle plaide pour une mise en place d’un environnement propice facilitant la tenue de ces élections qui doivent être crédibles, apaisées. Ces exigences ne passeront que par le dialogue dont cette résolution soutient fermement. Elle exige en son point 9-10 l’élaboration d’un calendrier électorale révisé et complet. La disponibilisation du budget des élections ainsi l’établissement de la code de conduite ainsi que la mise à jour du fichier électoral. Elle appelle à tous les acteurs politiques congolais et au Secrétaire Général des Nations Unies de soutenir un dialogue ouvert et inclusif. La résolution évoque entre autres certaines inquiétudes liées à la réforme des services de sécurité, le programme de Désarmement, Démobilisation et Réinsertion ainsi qu’à la mise en place d’une Force de Réaction Rapide. Bref, la résolution stipule que, loin des contraintes évoquées par la Centrale Electorale du Congo Kinshasa, le délai constitutionnel doit être respecté.

Conclave_Bruxelles
Delegues du Conclave de Bruxelles

De l’avis du bloggeur, l’insaisissable Etienne Tshisekedi reste l’acteur incontournable dans la crise actuelle. Son poids politiques mais aussi les faiblesses au sein de son parti qui auraient fait qu’il soit approché tout au début sont toujours évidents. Jusqu’à preuve de contraire, il me semble que l’UDPS a toujours moins de manœuvres politiques pour proposer d’autres alternatives en dehors du dialogue. Nonobstant, il n’est pas le partenaire de confiance dans les perspectives et calculs de la majorité au pouvoir. On l’appellerait un « partenaire troublant» ? Pas du tout, mais nous sommes proche de ce qualificatif. Que le pouvoir ait actuellement moins d’engouement par rapport aux résultats attendus du dialogue, il est possible que l’UDPS soit le moins préparé à la tenue des élections en Novembre 2016 comme cela est le cas au sein de la majorité. Donc, le dialogue serait le moyen probant pour la survie de l’UDPS durant quelques années à venir.

De la majorité présidentielle, à l’opposition même au sein de la communauté internationale, l’espoir de voir les élections présidentielles organisées en Novembre 2016 tendent à s’éloigner. On pourrait s’imaginer que le conclave de Bruxelles aurait été conçu comme un forum qui donnerait à l’UDPS l’occasion de se positionner en leader de l’opposition. En dépit de conclusions du conclave de Bruxelles, le bloggeur tient à cette possibilité. Les déclarations d’il y a quelques semaines du facilitateur Edem Kodjo peuvent indirectement le confirmer. La possibilité de voir le conclave comme une opportunité visant à aligner les avis par rapport à la gestion de la transition et l’après-transition n’est pas totalement à exclure. Le conclave de Bruxelles me parait toujours comme ayant été une occasion à la diplomatie ‘invisible’ de jouer son rôle pour l’avenir de la RDC.

En politique, les discours publics trompent souvent. Ma lecture serait que les grandes manœuvres se jouaient en coulisse que dans les salles de réunion. Cette lecture pense de fois à une incompréhension entre l’ancienne métropole et les grandes puissances sur le schéma à suivre devant la crise électorale. Le bloggeur a toujours senti l’hésitation de la Belgique par rapport à l’avenir de la RDC post-conflit, si Kabila cédait le pouvoir. Aux yeux de la Belgique qui reste la plaque tournante et la référence qui influent sur des décisions de l’occident vis-à-vis de la RDC, le pays de Lumumba est perçu encore comme étant fragile pour gérer une alternance pacifique.

En guise de conclusion, le bloggeur croit qu’en lieu et place d’hésiter, la Belgique ainsi que la communauté internationale en général feront mieux de regarder la vérité en face. L’appui au peuple congolais passerait dans l’entendement du souci premier du peuple. Ce souci se situe au niveau de l’amélioration de leur niveau de vie et du vécu quotidien. Il me semble toujours que la concentration de pouvoir dans les mains de Kinshasa ne fait qu’inutilement souffrir le peuple ordinaire au profit des politiciens. De la part des gouvernants, ce pouvoir ‘concentré’ dans les mains du gouvernement central facilite l’accès et la monopolisation des ressources et richesses nationales au détriment du peuple ordinaire.

Pour ce faire, cette concentration du pouvoir est à l’origine de confrontations incessantes entre politiciens qui cherchent à occuper ces postes les plus enviés. En conséquence, nos politiciens se chamaillent à jamais autour d’échéances électorales que dans d’autres circonstances. Et je me pose toujours la question de savoir si le souci majeur du peuple ordinaire est l’organisation des élections présidentielles et parlementaires? Pensez-vous aussi que c’est la priorité pour ce peuple qui trouve difficilement à manger, l’accès limité à l’électricité, à l’éducation, à l’eau potable etc.? Et à ceux-là qui ne dorment pas à cause de l’insécurité à l’Est du Congo, les bulletins de vote reste la solution ultime ? Sommes-nous devant les jeux du hasard ? Vos commentaires et points de vue restent considérables.

 

NTANYOMA R. Delphin

Secrétaire Exécutif & Coordonnateur

Appui au Développement Intégré &

à la Gouvernance (ADIG)

Twitter : https://twitter.com/Delphino12

Blog: www.edrcrdf.wordpress.com