Du Foot aux Elections : Qui Sont ces « Rwandais » dans les Viseurs de l’Apocalypse?


La barbarie n’a pas des limites si la notion de l’état de droit n’existe pas. L’état de droit ne doit pas seulement être un souci de bonne volonté mais de la clarté—impartialité de la loi devant tous. Dans ces contextes où règne la terreur ainsi la loi du plus fort, on s’apparente à une jungle totale.

La rue est une force que les politiques peuvent employer pour leurs fins par le fait qu’elle peut, de fois, agir sans se contenir. Explicitement, la masse peut ne pas agir comme on l’a prévu à moins qu’elle soit celle détenant des valeurs idéologiques à défendre. Elle peut facilement se faire détourner dans une logique de manipulation dont la seule issue est maitrisée par des fomentateurs.

Cet article vous retrace la corrélation entre la spontanéité liée aux victoires de football des 11 Léopards au CHAN 2016 ainsi que les révélations qui accompagnent les mobilisations aux élections 2016 à Kinshasa. Il s’agit de rappeler que dans une ambiance aussi grande comme celle qui prévalait à Kinshasa ces derniers jours, on peut toujours saisir une certaine particularité.

  1. Spontanéité du CHAN 2016 : De la Victoire au Cauchemar

C’était tout Kinshasa dans le vrai sens du terme qui était sorti quand s’annonça la victoire des 11 Léopards lors du quart de final entre la RDC-Rwanda. Nous étions tous émus par cette victoire qui dépasse les limites du sport et qui s’inscrit dans une ligne politique. Les raisons derrière l’émoi sont connues de plusieurs personnes même si elles s’interprètent avec nuance selon le niveau d’entendement des contours de la politique dans les pays de grands lacs.

Alors que l’ambiance était vraiment touchante, cette victoire s’est transformée en cauchemar pour certaines catégories de personnes dont les Kinois appellent, à tort et à travers, des « Rwandais ». Le lecteur aura difficile de comprendre l’origine de ce cauchemar. En guise d’éclaircissement, le bloggeur vous présente quelques faits. Pour des raisons de ne pas dévoiler les identités, leurs noms sont représentés par des lettres.

La jeune fille X d’une vingtaine d’années, revenant des études à l’Université, dans l’ambiance de célébrer la victoire des Léopards contre les Amavubi, se voit harceler par un ‘papa’ d’une cinquantaine d’années. Entre UPN-UNIKIN Le harcèlement à caractère psychologique n’était autre que de demander à la jeune fille X son sentiment vis-à-vis de la défaite de son pays. La fille essaie de ne pas s’en soucier. Mais le monsieur insiste en brandissant un signe des doigts sur coup qui, selon certaines indiscrétions, il signifierait que nous allons vous égorger ! S’agit-il soit des Rwandais faisant signe aux congolais ou vice versa. La suite était que le monsieur insista que cette fois-là, c’est le tour des congolais de vous égorger, donc égorger les Rwandais. Et l’ensemble de passagers dans le bus était stupéfait et indigné par un tel comportement entre deux personnes à écart d’âge. Toutefois, peu d’interventions en faveur de la fille X, originaire de Minembwe, eurent eu lieu. Dans son récit, elle me dira que malgré cette humiliation qui la confonde, elle ne pourra jamais changer sa ferveur et soutien pour les Léopards.

Au niveau de Kintambo Magasins, un Monsieur de plus de 45 ans entrant dans un taxi en direction de Bandal/Tsibangu-Victoire tombe dans le même cauchemar. Les passagers qu’ils trouvent dans le taxi introduisent une conversation. Eza bango te [1]? A l’autre de poser la question, mais oui, « Bango kaka[2] ». C’est alors à la première personne de demander qu’est ce qui pourrait arriver si la RDC n’aurait pas gagner le match contre le Rwanda. Le deuxième passager répliqua, « ezalaki totumba ou soit toboma bango kaka[3] ». La discussion a été longue et le monsieur, originaire de Tulambo en Zone de Mwenga (Sud-Kivu), à qui était adressé ces messages décidant de s’en méfier car ne savait plus s’il était en sécurité car les Léopards avaient gagné. Il sortit dans sa voiture taxi tout de même avec un sentiment de frustration.

Au niveau de l’UPN, un jeune homme Z d’une trentaine d’année qui avait décidé de rejoindre les festivités dans la rue, il s’est vu bousculer par d’autres ‘manifestants’. De son retour, après avoir couru quelques Kms, un groupe de gens qu’il rencontre hurle sur lui « Rwandais, Rwandais »; certains ont brandi de bois, autres instruments qu’ils avaient dans leurs mains sur lui comme s’ils allaient sauter lui en disant en Lingala, « certains d’entre eux sont d’ailleurs ici et qu’attendons-nous ». Ce fut aussi pour lui un moment de cauchemar, alors que monsieur Z avait son courage de célébrer la victoire des Léopards contre les Amavubi. Monsieur Z me rassure qu’il n’a jamais foulé son pied sur le sol rwandais.

Des tels incidents ont lieu quelques jours après le match qui a opposé la RDC-Rwanda. Personnellement, alors que je faisais le Jogging avec un ami, des groupes de personnes à bord de la route, ceux qui passaient par voitures… n’ont cessé de crier : « rwandais, rwandais, compatriote rwandais, pourquoi n’avez-vous pas fait cet exercice avant que vous soyez battu ? ». Ces genres d’incidents ont continué même le jour du match RDC-Guinée. D’incidents où on n’hésitait pas de citer les noms des personnes qui sont sur la liste « yakotumba[4] » ; et dont certaines occupent ou ont occupé des postes clés on sein de la hiérarchie dans notre pays. Par conséquent, il ne serait pas aberrant de soulever cette inquiétude car même le dimanche 07/02/2016 quand les Léopards ont gagné la finale contre le Mali. La question que le bloggeur s’est posé est en rapport est de savoir si gagner le Mali avait à faire avec les « Rwandais » ou s’il s’agissait seulement de rechercher d’occasions pour rendre comptes à ces derniers.

  1. Expérience du Passé : Amalgame & Sort des Condamnés

En 1996, 1998, une multitude des personnes congolaises ont à tort été incendiées, lynchées sur des pneus comme quoi ils étaient des « rwandais » qu’on soupçonnait être des personnes soutenant les rebellions qui sévissait à l’Est du pays. Ces personnes lynchées par la rue, dans les rues et sur ordre de certaines personnalités politiques, n’ont jamais obtenu justice tout comme ceux-là ayant été victimes d’atrocités qu’a connu ce pays en général. Dans les mêmes évènements malheureux de 1998, des citoyens Ouest-Africains ont perdu aussi leurs vies. J’en suis sûr que la plupart de ces personnes, congolaises ou étrangères ont été victimes de l’amalgame mais surtout de la manipulation—confusion qui a été entretenue par ceux-là qui profitent de ces crises communautaires perpétuelles.

En 2012-13, dans une messe du PPRD, une tendance pareille s’est encore une fois vue resurgir. Certains cadres de ce parti politique au pouvoir avaient demandé qu’on s’en prenne à tous ceux qui sont considérés comme ‘rwandais’ en représailles aux attaques du M23. N’eut été la sagesse du Chef de l’Etat, cette situation aurait dû dégénérer et voir encore ce pays sombrer dans un cycle de violence à caractère communautaire. Ca ne vous étonnerez pas si certains de ces tireurs de ficelles étaient de professeurs d’universités qui appelaient la population à s’en prendre, dans l’amalgame, à des personnes qui n’avaient pas probablement rien à faire avec les rebelles.

Lors du meeting de l’opposition du 04/08/2014, des personnalités politiques de l’opposition ont demandé aux manifestants de n’avoir plus peur le temps qu’ils seront appelés pour les chasser d’ici (voir ce vidéo à la 15 minute[5]). Dans de tels messages qui prêtent confusion, on peut spéculer sur ceux-là qu’un politicien de l’opposition promet à ses électeurs de chasser ainsi que la capacité d’interprétation de ces derniers face aux diversités de la RDC. En plus de cela, en quoi chasser les « rwandais » serait-il une priorité pour résoudre toutes les crises qu’a connues ce grand pays ? Bizarrement, la rue à Kinshasa n’hésite pas à confondre des personnes qui occupent de postes de responsabilité comme étant étrangers !

En décembre 2013, des attaques ont eu lieu à Kinshasa comme quoi une personne a été nommée pour un poste qui existait et était occupé. Des medias locaux et internationaux n’ont pas hésité de diffuser l’information avec cette précision. Sauf manipulation, tout citoyen national a droit d’occuper un poste a moins qu’il ne soit physiquement ou psychologiquement pas en mesure de le faire. Ici, il était question de protester contre la nomination, aussi longtemps que cette personne ne soit pas jugée.

Les lecteurs bien avertis savent mieux à quoi ces types de manipulation ont eu pour conséquences. Les populations de la partie orientale de la RDC en savent mieux ; et le bloggeur croit que ces derniers ne peuvent plus croire que la solution aux crises incessantes de ce pays passerait par l’exclusion ou toute autre forme qui dénie les droits à certaines catégories du peuple congolais.

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Jeneusse Banyamulenge a Kigali soutenant les Leopards
  1. Elections 2016 : Chasse des « rwandais » comme Outil de Mobilisation ?

Ces dernières temps, des déclarations se multiplient comme quoi nous ‘vous attendons’ en 2016. Les personnes appartenant à la catégorie qui est assimilée aux rwandais par la population Kinoise attestent avoir été victimes d’un harcèlement psychologiques pareils. Le bloggeur vous affirme en connaitre autant qui ont été signifiées par des personnes voisines, ceux-là qu’elles rencontrent dans les salons de coiffures ou dans la rue en se promenant. Cette campagne a été entreprise et domine aussi certains internautes utilisant les medias sociaux et surtout la jeunesse.

Un message facebook: Vampire allez les leopards banyamulenge bandeko ya Rwanda ndenge Nini na pays na bino mosepeli? competition ratiré par le grand pays coeur D’Afrique.@$× ÷×+3-0/\# =12.

Un ami ayant été aux environs de la Galerie Présidentielle me dira qu’il lui a été demandé de l’argent par des ‘Shegués’. Comme il n’en avait pas et sans aucune obligation à remplir, il démarra sa voiture. La riposte des ‘Shegués’ était ‘Tokobanda kotumba bino, bozela ka ba elections ebanda’[6]. De telles déclarations ne sont-elles pas préoccupantes ? Peuvent-elles assurer ou considérer comme isolés aussi longtemps qu’elles sont à maintes reprises répétées.

Une maman va en salon de coiffure dans les environs de Macampagne. Elles trouvent deux autres dames dans le même salon. Ces dernières s’insurgent de la présence des tels individus qu’elles considèrent comme ‘Rwandais’ sur leur territoire. Dans la foulée, elles affirment qu’elles attendaient seulement les élections pour en finir avec ces ‘rwandais’. Sans aucune honte devant les enfants et coiffeurs, elles n’hésitaient pas de montrer un fer à béton tout autour comme outil à utiliser pour réaliser la mission qui leur préoccupait. Donc, en dehors de déclarations qu’on assimilerait à celles de Shegués, même les dames peuvent exprimer ce sentiment de confusion, de haine mais aussi révéler qu’il y a probablement un plan comploté quelque part.

Une bonne nous appartenant, sur fond d’une discussion en rapport avec son paiement, me raconta en personne qu’elle a été informée par ses collègues que nous aurions dû payer à elle un montant supérieur. Dans son étonnement, elle me demandait combien avons-nous payé la précédente bonne. Comme elle avait obtenu l’information à travers ces collègues, elle avait semblé glisser une information qu’elle n’a pas appréciée dans toute cette histoire. Ces collègues de la bonne ont semblé s’indigner par le fait que ces ‘rwandais[7]’ ne voulaient pas seulement donner de l’argent à elle alors qu’ils en ont assez. Ils ont fini par affirmer qu’ils attendent les élections pour mieux se partager cet argent amassé par des ‘rwandais’ en question. En extrapolant, on penserait qu’ils avouaient qu’une attaque était en préparation pour se partager ces butins dont l’occasion à ne pas rater est les élections.

  1. Forces de Sécurité : Ambiguïté & Confusion

Ces dernières années, d’avancées positives ont été enregistrées par rapport à la question dite Banyamulenge qui constitue un lot important que ces Kinois appellent de Rwandais. Toutefois, la garantie d’être protégé par les forces de sécurité pendant les circonstances compliquées reste à améliorer. De la manière dont certains membres des forces de sécurité en général sentent avec ambiguïté la question Banyamulenge et ceux qui s’apparentent à cette catégorie, c’est de la même manière qu’une assurance de la part de ces premiers nécessite encore une retouche en termes de clarification et d’agissements. Provenant de la même société qui gère encore difficilement la notion de diversité, ils sont nombreux parmi les forces de sécurité qui croient en cette confusion autour de la question Banyamulenge et « rwandais ».

Nécessitent-ils une attention particulière de la part des forces de sécurité ? Peut-être NON. Toutefois, comme l’acceptation connait encore des failles, il est nécessaire que ceux-là en charge de la protection des biens et des personnes ne tombent pas dans les pièges de confusion ; et surtout cette protection ne se limite pas sur les « nationaux ». Quelques exemples peuvent refléter cette inquiétude qui pourrait être que la mienne :

Il y a quelques mois, j’étais de passage aux environs du stade Tata Raphael. A pied, par mégarde je marche sur la pelouse pour quelques mètres. Je rencontre un monsieur en tenue civile qui me posant la question pourquoi je marchais au-dessus de la pelouse. La question était vraiment importante. Je réplique par m’excuser comme quoi cela n’est pas dans mes habitudes. La suite de ses questions, l’homme en tenue civile comme moi, était de me dire si j’étais étranger ! Très étonné, je lui poses la question de savoir la relation entre la nationalité et la marche sur la pelouse. Et d’ailleurs, je me demandais qui était-il ? D’un coup, il me dira « d’ailleurs tu es rwandais ». Bien qu’étant dans les services de renseignement, connaissait-il que j’ai vécu au Rwanda ? Vraiment NON. Alors que d’autres personnes commettent la même erreur que moi, il n’a su plus le voir car était intéressé de donner la leçon à cet « étranger ». Durant toute notre discussion, il n’a pas pu répondre au ressort qu’il réservait à ces autres congolais qui ont par mégarde ou sciemment traverser la pelouse.

La suite a été que je sois bousculé et transporté « manu-militari » vers leur bureau au sein de l’enclos du stade Tata Raphael. La question a été résolue par un major responsable du lieutenant qui avait transformé la question de la pelouse en question de nationalité. Je finis par me rendre compte qu’il s’agit des personnes, officiers travaillant pour les services de renseignement.

Ce même scenario m’est arrivé à Bandal/Tshibangu lors du jogging et j’avais en face un officier de la police. A un certain moment, je me sentais victime de ma taille. Par après, je réaliserai que sont nombreux, amis venant de la même contrée que moi qui m’ont expliqué qu’en passant par le carrefour Victoire, on leur sifflet les mêmes mots ; de fois par des personnes qui se disent appartenant aux services de sécurité. Semble-t-il que certaines personnes membres de services de sécurité ont encore une confusion croyant qu’être congolais revient à la notion abusive de Bantou.

Je devais me rendre à la cérémonie de messe de la commémoration du 15e anniversaire de la mort de Mzee LD Kabila. A l’entrée où tout le public passait, on nous renvoie à 3 comme quoi ceux qui passaient par cette voie sont ceux qui vont à leur travail. On nous indique l’autre voie à suivre pour entrer dans la cérémonie. A notre arrivée de l’autre côté, l’un d’entre nous était un journaliste qui voulait couvrir cette cérémonie pour le compte de son journal.

Un ami et moi sommes conseillés de retourner là où nous étions venus mais cette fois-là en passant par l’intérieur de la ceinture de sécurité érigé pour cette fin. Nous sommes entrés à l’intérieur après la décision qui a suivi les discussions entre les deux groupes de militaires. C’était à l’intérieur de la ceinture que le premier groupe nous aperçoit. La seule réplique de leur part était que « bozo file biso ?[8]». On finira d’ailleurs par réaliser que cette entrée était réservée au public comme nous et qu’il n’y avait pas aucune interdiction à y entrer. Le fait de faire allusion que nous sommes en train de les filer m’a fort inquiéter. Ils ont droit ne pas avoir confiance à qui que c’est soit, mais sans toutefois avoir des préjugés pour une catégorie des personnes.

Nous sommes posés plusieurs questions sans réponses pour comprendre le soubassement d’un tel jugement. Etait-il basé sur une appréciation apparente ? A eux de mieux savoir ce qui était derrière ; mais on peut en faire autant de spéculations et dans plusieurs sens.

Il est apparemment clair que ce climat de confusion—exclusion au sein de forces de sécurité n’est plus institutionnalisé mais à titre individuel ou au bas de l’échelon de leurs structures, il est nécessaire d’y voir clair. Il s’agit de renforcer les capacités et compétences de ces vaillants hommes et femmes, améliorer leurs conditions socio-économiques afin qu’ils ne recherchent plus la survie dans tous les sens.

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Kinois dans les rues pour celebrer le CHAN 2016
  1. Conclusion

Alors que les Kinois appellent la majorité de la population du Kivu comme des Rwandais, certains individus (manipulateurs) au sein de Kivutiens trouvent aussi en son sein une catégorie qu’elle appelle aussi « Rwandais ». Cette dernière catégorie trouve aussi d’autres personnes qu’elle identifie comme des rwandais en dehors de limites territoriales de la RDC. Enfin, cette confusion autour de qui est rwandais et qui ne l’est pas avait persisté et semble encore exister. Les années récentes, elle est en partie à l’origine d’atrocités qu’a connues la RDC, et plus particulièrement l’Est du pays.

Pour la plupart de Kinois, un rwandais est toute personne qui parle une langue apparentée au Kinyarwanda/Kirundi, indépendamment de sa nationalité. De fois, ceux personnes sont identifiées par des traits physiques qui font souvent que les Sénégalais, les Maliens, les Guinéens soient inclus dans cette fourchette ; ou souvent on confond l’un de l’autre. L’expérience du passé devait nous rappeler qu’il y a des personnalités et puissances régionales qui trouveraient dans ces violences à caractère communautaire une occasion pour avancer leurs agendas. Malgré tout, l’acceptation/intégration ne doit pas être guidée par cette crainte de ceux qui en profiteraient mais plutôt par la reconnaissance de ces diversités que connait la RDC.

Il est temps d’appeler à l’ordre afin d’éviter toute amalgame entretenue par la classe politique, manipulateur de tout bord. Toutefois, il est impérieux que la société congolaise retienne que la diversité de sa population dépasse ces discours haineux qui veulent que sa population soit « Bantoue ». Il est à conseiller aux politiciens congolais, surtout ceux-là qui ne trouvent que le communautarisme/régionalisme comme seuls arguments à avancer d’éviter ces discours haineux et discriminatoires. En plus de cela, la société congolaise doit retenir que la dignité humaine est à préserver pour prouver une maturité ainsi que l’esprit de tolérance.

Il serait impérieux que les politiciens qui appellent à la tenue des élections de mieux assurer toutes les couches de la population que leur demande ne constituera en aucun cas une menace pour certains ou une occasion pour les manipulateurs d’enfoncer le pays dans le gouffre ethnique. Ces politiciens doivent aussi s’assurer que les messages qu’ils communiquent à leurs fanatiques/supporteurs sont reçus et transmis correctement. Ils doivent savoir que la masse n’a pas de temps d’analyser les contours de messages qui sont en quelque sorte flous.

Les mécanismes et stratégies pour accéder au pouvoir ne doivent inclure de manœuvres qui pointent du doigt certaines catégories de la population croyant que le soutien d’une personnalité à une quelconque tendance signifierait que sa toute sa région/province est derrière. La notion de convaincre par programmes politiques est nécessaire que jamais.

Le bloggeur ne croit pas détenir le monopole d’établir cette corrélation entre ces déclarations et un probable plan de s’en prendre à n’importe qui. Toutefois, je me permets de penser que ces indices ne sont plus à négliger. Aux forces de sécurité de s’assurer que mon interprétation des faits est soit erronée ou est fondée. A eux aussi de savoir comme répondre à de telles inquiétudes pour apaiser les opinions ; mais surtout de vérifier si à un certain niveau, des confusions à titre individuel peuvent toujours exister au sein de ces structures en charge de la protection des biens et personnes.

J’ai largement retenu la conviction de la jeune fille X de son attachement sur son pays en dépit des frustrations qui peuvent provenir des agissements des uns. Je crois toujours qu’en dehors des manipulateurs, responsable au premier plan, il y a des personnes innocentes qui peuvent tomber dans les pièges à cause de la désinformation. Pour ce faire, il est inutile de généraliser les faits ou de penser à une réponse violente devant ceux croient que la violence aboutisse à une solution durable. Je tiens fort que le dialogue franc est le seul moyen d’aboutir aux solutions qui donneront aux générations futures l’avenir meilleur et stable.

Cette analyse n’engage que moi. Qu’en pensez-vous ?

 

Ntanyoma R. Delphin

Secrétaire Exécutif & Coordonnateur

Appui au Développement Intégré &

à la Gouvernance

Compte Twitter @delphino12

Blog: www.edrcrdf.wordpress.com

 

[1] En français, cela signifie : Ne sont-ils pas eux ?

[2] Ce sont eux bien sûr

[3] On aurait dû les brûler ou les tuer simplement

[4] Listes de personnes à brûler

[5] Po tolongola bango awa ou soit tolongola mtu na pouvoir. Une confusion se glisse à tel point que chacun lirait ce qu’il veut.

[6] Nous allons commencer à vous bruler, attendez seulement que les élections commencent.

[7] Ici les collègues de la bonne voulaient signifier mes amis et moi.

[8] Vous êtes en train de nous filer ?

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