Accord Conclu : ‘Tshisekedistes’ « Mettent de l’Eau dans le Vin » & Prêts à Défendre l’Impossibilité?


Félix Tshisekedi est le potentiel homme fort de l’Union des Démocrates pour le Progrès Social (UDPS). Il assume pour le moment les fonctions du Secrétaire National en charge des relations extérieures au sein du parti, dont son père est parmi les fondateurs. Plusieurs observateurs pensent qu’il œuvre dans l’ombre du père pour lui succéder du fait que le Sphnix de Limete traverserait une période des faiblesses et de vieillesse. Et cela par la bénédiction de la ‘première dame’ du parti, qui est maman Marthe. Si cela se confirmerait, la démocratie en Afrique mais aussi en RDC a encore des défis à traverser.

Dans la récente interview qu’il accorda à la journaliste après les évènements de Bruxelles entre partisans pro-dialogue et ceux contre-dialogue, il a fixé l’opinion sur différents points, surtout le glissement. En défendant son intimité avec le chef charismatique de l’UDPS ainsi que certains cas de fronde au sein de son parti, Félix fait allusion aux tortures, maltraitance, relégation… qu’a connues sa famille durant la période de Mobutu et Mzee LD Kabila. Il reconnait hautement avoir vécu des périodes difficiles à cause du parti qui lui est cher. Entant que membre d’une famille d’un opposant farouche aux régimes qui se sont succédés en RDC, il est vrai qu’il ait été témoin de l’usage de force et de maltraitance qu’a connu son père. Toutefois, cela ne veut pas signifier qu’il ait fait beaucoup plus que les autres membres de son parti ; pour ne pas expliquer en tout la grogne au sein de l’UDPS.

Etienne & Marthe
Etienne & Marthe

Revenant à cette interview, Félix revient sur les conditions socio-économiques de la population congolaise comme résultant des crises politiques auxquelles le pays a longtemps fait face. Il rappelle un problème de la répartition des richesses nationales comme un grand défi auquel les gouvernants devraient s’attarder. Implicitement, on dirait que le potentiel ‘Premier Ministre du Gouvernement d’Union Nationale’ prône un dialogue qui pourrait focaliser son attention sur ces conséquences (pauvreté, inégalité, famine…) et non au processus électoral. Etonnement, il me semble que dans son interview, on y remarquerait une forme de déviation de son attention sur les sujets que devraient traiter ledit « dialogue ». Il revient encore une fois sur les discours politiques dont la gestion du pouvoir (et non autre chose que ça) comme une mission principale d’aller au dialogue.

Tout en promettant que son père en personne participera au dialogue, Félix Tshisekedi fait une révélation sur les motivations qui amène l’UDPS au dialogue. Bien que les jeux politiques se jouent partout et dans tous les camps, Félix informe que « nous allons au dialogue pour reprendre les choses en mains entant que congolais parce qu’on sent que ce pays n’est plus dans les mains de congolais ». N’est pas être dans les mains des congolais peut s’interpréter différemment, raison pour laquelle je m’y réserve. Il poursuivit en disant que « le dialogue va nous permettre de remettre le pays sur le rail, de permettre à Monsieur [président] Kabila de partir avec les honneurs, avec les garanties eh eh qu’on peut lui offrir dans sa vie après la présidence ; et d’organiser une alternance que les congolais vont piloter en désignant des nouveaux dirigeants qui vont conduire, pendant 5 ans, ce pays… »

Par interprétation, il est vrai que le souci premier de l’UDPS ou « Tshisekedistes » d’aller au dialogue est de récupérer la situation qu’ils ont perdue en 2011. Ils se considèrent toujours comme le gagnant des élections de 2011 en dépit de n’avoir pas exercé cette prérogative. Nonobstant, Félix est pragmatique et dynamique comme il le présente seul. Avoir gagné les élections en 2011 ne l’enlève pas le fait qu’il y a d’autres qui exercent ce pouvoir. Donc, pour l’intérêt du peuple congolais, dans le souci d’éviter de bain des sangs en 2016, il est nécessaire de dialoguer afin de prévenir une possible confrontation, martèle Félix. Raison de « mettre de l’eau dans son vin ».

Famille Tshisekedi
Famille Tshisekedi

A la question du glissement, Félix est ferme mais tergiverse dans ses propos. Cela pourrait amener à croire que son accord avec le pouvoir aurait eu lieu avant Janvier 2015. D’une manière précise, il semble dire que le dialogue doit tenir en compte qu’ « il n’est pas question de déborder le délai constitutionnel ». Donc, GLISSEMENT, NON. Malgré sa fermeté, une brèche s’ouvre quand il parle de l’aspect technique d’organisations d’élections. Le potentiel président de l’UDPS nous met devant ce défi : « maintenant, je pose la question à ceux qui nous écoutent, à vous [journaliste], à tout le monde. Si techniquement, parce que ça aussi ça doit nous être démontré. Nous [UDPS] avons des experts en matière électorale, ils [dirigeant actuels] ont des experts en matière électorale, la communauté internationale a des experts en matière électorale ; si tous, cet ensemble d’experts démontrent que c’est impossible d’avoir des élections avant ou à l’échéance de novembre 2016, que c’est qu’on fait ? ». Et alors vient le moment d’insister qu’il y a nécessité du dialogue.

Le bloggeur est tenté de croire qu’un accord ait déjà eu lieu et que le dialogue pourra se faire pour simplement concrétiser le contenu dudit accord. Si nomination de Félix pour le poste de premier ministre est forcément une panacée, cela pourrait même arriver avant que le dialogue ait lieu. Une hypothèse probable basée sur le propos de l’homme fort de Tshisekistes, famille politique-biologique longtemps considérée comme radicale.

Donc, Félix nous dit que dans le souci de préserver l’unité du pays et éviter un possible acharnement, il y a nécessité de dialoguer ; mais aussi, de défendre l’impossibilité : que les élections ne peuvent pas être organisées dans le délai prévu. Faisant abstraction des raisons qui ont fait que ces élections ne soient pas organisées à temps, il est aussi disposé à porter cette charge sur lui, au travers les résultats d’experts en matière électorale. En d’autres termes, il s’agit d’une affirmation sans ambage que même un aveugle pourrait voit facilement comme quoi les élections s’organiseront difficilement dans le délai prescrit constitutionnellement ; et la suite ? Je n’en sais pas, mais possible glissement.

Le souci du bloggeur est de savoir si, durant ce possible glissement, la question de la répartition des richesses sera cette fois résolue. Si non, son existence aura moins de sens à mon avis car le souci majeur des gouvernants et politiciens seraient de servir ce peuple, et surtout congolais qui a été longtemps meurtri. Sans toutefois me répète, l’avis du bloggeur reste que cela n’est possible qu’à travers la mise en place d’un système qui déconcentre (désengorge) ce pouvoir fort de Kinshasa qui enfin occasionne d’affrontements, confrontations sans objet. Le peuple en reste la première victime. Voilà ce que je conseillerais à ces politiciens et dirigeants, mais aussi au peuple en général. IL Y A NECESSITE DE PENSER AUX CONDITIONS DE VIE DE NOTRE PEUPLE. Avez-vous un avis différent ? Voudriez-vous en partager avec les autres. Un commentaire serait appreciable.

 Ntanyoma R. Delphin

Secrétaire Exécutif & Coordonnateur

Appui au Développement Intégré &

à la Gouvernance

Compte Twitter @delphino12

Blog: www.edrcrdf.wordpress.com

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